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Qui suis-je ?

  • Le monde a changé, l’édition a changé : et vous ? Je suis écrivain, compositeur et éditeur. Mon activité de conseiller littéraire consiste à faire bénéficier les auteurs indépendants des services offerts d’habitude par les éditeurs professionnels à leurs auteurs : lecture, réécriture, promotion, techniques littéraires, à travers différents services (coaching, diagnostic, rewriting), ou par des articles, des séminaires audio et vidéos, des ebooks ou encore des livres papier.

Mon dernier livre

  • L'Hiver des Innocents
    (roman policier)

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Real life

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Quand un éditeur accepte un manuscrit...

Jean-Louis Larochette-Prost est l'heureux auteur du Continent secret, tome I du cycle Tim Perrinn, qui vient de paraître aux Editions Delahaye.

Quand un éditeur accepte un manuscrit, l’auteur ressent évidemment une joie profonde, une satisfaction proprement jubilatoire. C’est ce qui m’est arrivé quand mon roman a été retenu.

Ensuite, une nouvelle ère commence pour l’auteur, et le nouveau l’ignore : passée la liesse, il faut se remettre au travail. J’admis bien le principe, s’agissant de refondre des passages maladroits, de gommer des longueurs et autres inévitables défauts.

Mais quand on m’informa qu’il fallait aussi – et surtout, peut-être – réduire le volume du texte afin de se plier aux exigences de la maison, je faillis m’effondrer de tristesse. On me rassura : réduire n’est pas amputer, ni dénaturer. Je refusai, dans un premier temps, puis des amis me poussèrent : j’allais être publié ! Cela valait la peine de faire quelques concessions.

Le directeur de collection chez Delahaye, m’orienta vers Alain Jamot après m’avoir encore bien rassuré. Alain Jamot me proposa un travail de refonte à partir du manuscrit original, premier volume d’un gros roman pour adolescents. Cela avait un coût, et je refusai (encore !) dans un premier temps.

En effet, je pensais qu’il revenait à l’éditeur de supporter tous les frais en vue de la publication. J’appris qu’il n’en était rien, s’agissant d’une petite société. Et après avoir réfléchi, poussé par l’envie de réussir, j’envoyai une réponse positive à Alain Jamot.

J’ignorais encore que le travail prendrait environ trois mois. Un travail, c’est bien le mot ; mais un travail gratifiant, passionnant.

Au début, j’avais encore peur : l’homme qui m’aidait à revoir ma copie était-il capable d’entrer dans mon roman au point d’en conserver ce qui était essentiel à mes yeux ?

Dès la révision du premier chapitre, je compris que j’avais affaire à un professionnel du livre ; par là, qu’un auteur ne l’est pas forcément. Et nous commençâmes à échanger de nombreux mails avec documents joints.

Oh ! Je râlais bien, quelques fois, parce que je tenais absolument à tel passage, à tel dialogue, à telle description, etc. Puis, peu à peu, j’admis qu’un regard extérieur permettait de réels progrès ; a fortiori le regard d’un pro.

On devient plus modeste, on avance, on obtient même la satisfaction que l’on n’espérait plus. Progressivement, la nouvelle mouture s’avère meilleure et les premières craintes s’estompent.

Je me rappelais aussi Mozart, qui, bien qu’enfant prodige, demandait qu’on l’aidât à progresser. Alors moi, écrivain amateur totalement inconnu !

Un roman peut être excellent quant au fond, mais imparfait quant à la forme, comme une composition musicale ou une huile sur toile. Concernant le roman, le conseiller littéraire est en mesure de seconder l’écrivain en vue des améliorations dont j’ai parlé. Je l’ai appris avec les gens de la maison Delahaye. Et à l’heure où j’écris, mon roman va bientôt être annoncé sur le site adéquat.

Je n’ai qu’à m’en réjouir avant de conseiller les futurs auteurs : ne restez pas dans la tour d’ivoire confortable où moi-même je tenais absolument à me cramponner. Je pourrais y demeurer encore… et feuilleter tranquillement mes manuscrits, amèrement persuadé d’être un génie incompris.