Lorsque l'on décide de publier son livre soi-même, et si on se charge de la mise en page, on se doit de connaître un minimum de règles typographiques.
Règle n° 1 quand on n'y connaît pas grand-chose : pas plus de deux polices de caractères, une pour les titres, une autre pour le texte, ça suffit amplement.
Règle n° 2 : une police sans serif (sans empattement) pour le titre. Exemple : Futura.
Règle n° 3 : une police avec serif pour le texte. Exemple : Garamond.
Avec ça, vous évitez la faute de goût, et plus intéressant : vous facilitez la lecture de votre texte, et ainsi, vous multipliez le plaisir de votre lecteur.
Qu'en dit Wikipedia ?
"empattements (ou serifs en anglais) sont les petites extensions qui forment la terminaison des caractères dans certaines fontes. Une fonte sans empattement est dite sans serif. L'anglais reprend ici le mot français sans
(modérément répandu en anglais, hors d'un contexte typographique) dans
son acception habituelle. Ces caractères sont désignés comme caractères bâton ou linéales.
Initialement, les empattements proviendraient de la trace laissée
par l'outil (plume, pinceau etc.) lorsque la main s'élève en achevant
le geste d'écriture. Parallèlement, les romains sculptaient les lettres
capitales lapidaires avec de légers empattements pour accentuer les
jeux de lumières dans la gravure en creux et augmenter la clarté des formes monumentales, lues et vues d'une grande distance.
Les fontes à empattements, dites serif, (par exemple New York, Times New Roman, Palatino) sont plutôt employées dans le corps d'un texte, alors que les polices sans serif (par exemple Arial, Geneva, Helvetica, Monaco) sont utilisées pour les titres et sous-titres.
Il est communément admis que les fontes à empattements sont plus
lisibles sur papier (les empattements formant une sorte de guide pour
l'œil du lecteur), alors que les fontes sans empattements sont plus
agréables à lire sur un écran d'ordinateur. Pour d'autres, les
écritures avec empattement sont plus lisibles pour les longs textes
alors que celles sans sont plus lisibles pour les éléments isolés.
Ces considérations sont cependant essentiellement liées à des
notions d'habitudes culturelles de lecture : on lit le mieux ce que
l'on lit le plus, et aucune étude n'a pu confirmer la supériorité de
lisibilité de tel ou tel caractère indépendamment de tout contexte
culturel."