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Qui suis-je ?

  • Le monde a changé, l’édition a changé : et vous ? Je suis écrivain, compositeur et éditeur. Mon activité de conseiller littéraire consiste à faire bénéficier les auteurs indépendants des services offerts d’habitude par les éditeurs professionnels à leurs auteurs : lecture, réécriture, promotion, techniques littéraires, à travers différents services (coaching, diagnostic, rewriting), ou par des articles, des séminaires audio et vidéos, des ebooks ou encore des livres papier.

Mon dernier livre

  • L'Hiver des Innocents
    (roman policier)

    Hivercover_2

Real life

  • Le blog je-publie-mon-livre.com est un service de la Compagnie du Milieu, association loi 1901, domiciliée au 5 rue de l' Encheval 75019 Paris. Vous pouvez nous joindre au 09 75 34 89 08 (ligne fixe).
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Editer

15 novembre 2008

Le site des éditions La fabrique

Fabrique photo: © la fabrique

Les éditions La Fabrique présentent un bel exemple d'édition indépendante: autonomie économique et éditoriale, concentration sur une niche (textes politiques plutôt extrême-gauche tradi), identité graphique, peu d'auteurs. Et dix ans d'existence maintenant ! Ce n'est pas ma tasse de thé intellectuellement, mais respect pour la démarche !

Sans compter la publicité actuelle que leur procurent involontairement les médias, avec à leur catalogue un titre (L'insurrection qui vient) associé à tort ou à raison à l'affaire de terrorisme présumé contre la SNCF.

Et puis des gens qui arrivent à vendre une compilation de textes de Mao présentés par Alain Badiou (il y a des êtres humains prêts à acheter ça ??? :-)))), chapeau...!

Par contre, un bouquin fondamental est paru chez eux: L’édition sans éditeurs, André Schiffrin

Lien: Le site des éditions La fabrique.

30 octobre 2008

Un éditeur de Colmar

Découvrez le très joli site d'un éditeur régional, que j'ai trouvé par un de leurs auteurs, Laurent Pocry.

L'étude du catalogue peut être un très bon exercice de marketing littéraire : combien de titres pour les essais, les romans, les livres pratiques, les livres pour enfant ? Quelle est la cible de l'éditeur ? Comment présente-t-il son activité ? Qu'en tirez-vous comme information sur leur politique éditoriale ?

Lien: Catalogue: Jérôme Do. Bentzinger Editeur - 68 000 COLMAR.

27 octobre 2008

Les livres d'humour

473862726_349409544c   Virginie Nottola publie IL PARAÎT QUE LA GROSSESSE...EPANOUIT ? !

"LE lexique indispensable aux femmes enceintes, qui projettent de l'être ou qui l'ont déjà été... leurs conjoints peuvent également en prendre connaissance. Un moment de détente où chacun pourra se retrouver à travers des portraits, des situations, des anecdotes cocasses et pleines d'authenticité. "

On peut trouver le livre sur le site d'Elmaklo éditions. Voilà une bonne idée d'édition indépendante: les livres d'humour. Il y a beaucoup moins de concurrence que sur le roman, c'est une vraie niche, particulièrement en temps de crise. Et il semblerait (d'après mon petit doigt), que les premières ventes soient fort honorables...

Voilà un auteur qui s'est posé les bonnes questions avant d'imprimer son opus...

photo: FloppyBoot

24 octobre 2008

Costes, éditeur indépendant ?

Bunkcouv3 Jean-Louis Costes, trublion anar post-punk depuis des décennies, a décidé il y a quelques mois de lui aussi se lancer dans l'édition indépendante pour son roman Un bunker en banlieue, après un contact étonnant avec le merveilleux monde des éditeurs français:

LES EDITEURS DISENT NON
"Un bunker en banlieue" a ete refuse par 24 editeurs :
Fayard, Gallimard, Le Seuil, Grasset, Laffont, Stock, Denoel, POL, Belfond,
Leo Scheer, Diable Vauvert, Maurice Nadeau, Minuit, Verticales, Verdier, Hoebeke,
Panama, Le Rocher, XO, Blanche, Le Dillettante, L'Archipel, Sens et Tonka, Actes Sud, Scali.


Pour en savoir plus, c'est ici.

Et les commentaires du seul éditeur qui avait accepté le livre:

Tatamis avait accepté de publier le roman de Costes, mais celui-ci a préféré l'auto-éditer pour ne pas avoir à se plier aux règles classiques de l'édition, à savoir aucun frais à avancer pour l'auteur (notamment les frais d'impression), une distribution, diffusion et promotion garanties, et des droits d'auteur de 10 à 15% selon le volume vendu. Il voulait un à-valoir, ce qui n'est pas dans nos moyens, mais qui ne correspond pas non plus à une obligation légale. Il publie aujourd'hui son communiqué pour annoncer l'auto-édition de son livre, et s'enorgueillir d'avoir été refusé par 24 maisons... en oubliant de citer Tatamis comme maison ayant accepté son roman. Une image d'écrivain maudit, c'est comme l'opinion, ça se travaille !
En tout cas je vous recommande ce livre, qui m'a beaucoup remué, voire choqué à de nombreux endroits, et c'est tant mieux. C'est du bon, du très bon Costes, quoi !

(photo: © editions eretic)

17 juin 2008

Vers l'édition domestique...

Les retours sur le BookCamp affluent, et c'est tant mieux (ainsi sur La feuille), mais je ne peux m'empêcher d'être étonné de l'absence de commentaires ou propositions sur deux thèmes très importants pour les auteurs et éditeurs indépendants :

-- Les droits : l'auteur reste encore le dindon de la farce éditoriale, personne n'évoque un vrai partenariat écrivain/éditeur, mais plutôt une transposition du modèle actuel, avec sa flopée d'intermédiaires gourmands et l'auteur tout en bas de la pyramide, avec ses maigres droits d'auteurs, des diffuseurs/distributeurs numériques...bref, on change de support mais on ne remet surtout pas en cause le système qui fait que le seul professionnel du livre à ne pas vivre de l'édition, c'est l'écrivain.

On pourrait rêver d'une répartition de 25 % pour chaque intervenant (auteur/éditeur/diffuseur-distributeur-libraire) dans un nouveau contexte délivré de la fabrication et du stockage, mais non, impossible. Les nouveaux contrats numériques rajouteront des miettes, mais seront toujours aussi injustes. Toute proposition dans ce sens est aussitôt disqualifiée comme irréaliste, fantaisiste, truc d'amateur...

La SGDL propose un partage 50/50 des droits, mais ça risque de rester une simple idée en l'air...

-- L’émergence d'un modèle d'édition domestique : beaucoup de ceux qui me contactent ne souhaitent ni travailler pour quasiment rien après une sélection aussi aléatoire qu'élitiste socialement (édition traditionnelle), ni mettre la main à la pâte et se bouger (édition indépendante), mais simplement publier pour eux et leurs proches (familles, collègues...), dans les meilleures conditions possibles.

Je suis frappé par l'effritement de l'enthousiasme des auteurs non publiés : pour la plupart d'entre eux, le jeu n'en vaut plus la chandelle, les blocages sont systématiques, ils n'auront jamais accès à une diffusion professionnelle.

Alors que leurs manuscrits ne sont pas plus mal foutus que ceux que l'on reçoit dans un comité de lecture traditionnel.

Et il suffit de lire la liste des meilleures ventes de la semaine dans le NouvelObs pour être effondré : deux trois romans/polars pas trop mal, un ou deux essais lisibles, et le reste n'est que livre d'élevage à rotation élevée, que des journalistes nous décrivent sans cesse comme des merveilles incontournables. Un doute s'installe quant au discours officiel, et les fantasmes de copinages honteux prolifèrent...

Ces auteurs recalés, disqualifiés, méprisés, font les beaux jours de l'impression à la demande, et constituent un sous-prolétariat de la littérature découvrant peu à peu que, dès lors qu'il n'y a quasiment plus de rétribution équitable, à quoi bon passer par un éditeur ? À quoi bon attendre le feu vert d'un professionnel ?

L'édition traditionnelle, en disqualifiant ce million de Français qui écrivent dans leur coin, les pousse vers des systèmes alternatifs, vers la gratuité, vers le relativisme intellectuel ("vous êtes qui pour me dire que mon bouquin n'est pas bon ?"), et finalement vers le désespoir, ou des modes d'expression moins humiliants. Et entame leur confiance dans ce qu'on leur propose. Est-ce que cela ne jouerait pas un rôle, aussi, dans la disparition des "grands/gros lecteurs" ?

Lulu. com remplace avantageusement les éditeurs à compte d'auteur, et a fait de cette édition domestique le cœur de son modèle économique. Mais pour combien de temps ?

Pas de solution alors ? Oh que si. J'y reviendrai bientôt, mais tout autour de nous, des artistes ne passent plus depuis belle lurette par des comités, des experts, en ce qui concerne leur création. Encore un peu pour leur diffusion, mais ça ne durera plus.

Qui sont ces extraterrestres ? Les chorégraphes, les metteurs en scène, les musiciens/compositeurs, tous ont une structure, une compagnie indépendante, parfois subventionnée, parfois non, ils gèrent la production et ne cherchent que des lieux de diffusion, et non plus l'autorisation d'exister, accordée par des pseudo-experts. Les théâtres et les opéras n'ont plus de troupes permanentes depuis longtemps , l'intermittence est généralisée, les conditions sont atroces, mais jamais on n'a vu autant de comédiens, de chanteurs, de groupes, de danseurs, se battrent pour exister...

Et ça existe depuis quarante ans. Les écrivains devraient peut-être sortir de leurs chambrettes, et y jeter un coup d'œil...

09 mai 2008

L'incroyable histoire du Times New Roman !

Découvrez la véritable histoire de la police de caractères la plus utilisée depuis l'apparition de Word !

Lien: design et typo » Blog Archive » L’histoire du Times New Roman | l’œuvre de Stanley Morison (1).

11 avril 2008

150 questions sur l’édition

Arrêt quasi obligatoire pour tout écrivain indépendant en quête d'infos complètes et pointues sur le monde et les pratiques de l'écrit :

150 questions sur l’édition

de Marc Autret. Tout son blog d'ailleurs mérite une exploration, tant les conseils, astuces et autres brimborions non superfétatoires :-) abondent. Avec lui, les veuves et les orphelines n'ont qu'à bien se tenir ! Le fils spirituel de Jean Guénot ?
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(illustration © Marc Autret)