Il existe deux erreurs fondamentales à ne pas commettre dans son rapport au monde de l'édition :
--) sacraliser l'éditeur, se culpabiliser parce que l'on n'est pas édité par une grande maison. N'oubliez pas que l'édition reste une industrie, avec des équilibres financiers à tenir, des comptes à rendre aux actionnaires…
L'offre est tellement démesurée par rapport à la demande que statistiquement, la plupart des auteurs ne parviennent pas à rentrer dans le circuit des grands type Gallimard, Grasset etc.
Et puis il y a le réseau, les modes, la position sociale, tout cela joue.
Sans compter que les grands commettent aussi des gaffes monumentales, ainsi Gallimard refusant Boris Vian !!!
Et puis les éditeurs sont des êtres humains, avec des goûts, des failles, des réussites et des erreurs. Ne pas être publié ne signifie pas automatiquement que vous êtes un loser et que vous avez raté votre vie !!! : -)
--) diaboliser l'édition : beaucoup d'entre vous me contactent en se plaignant de l'édition, en critiquant les sorties actuelles et les succès, et en sacralisant à la place l'auto-édition.
Attention, vous faîtes fausse route, vous avez une vue trop réductrice de la situation, et surtout vous vous enfermez dans la noirceur, le ressentiment, l'aigreur et la rancœur. Cela ne sert à rien : focalisez-vous sur votre œuvre, soyez dans la joie de la création d'abord, et occupez-vous de la commercialisation après.
L'auto-édition reste séduisante, mais demande beaucoup de travail, d'investissement : êtes-vous prêt à y consacrer vos soirées, et à y mettre un peu d’argent et beaucoup de temps ?
Pour finir, restez serein et détaché, ne visez pas le succès financier, mais la réalisation de votre projet d'écriture.





Bonjour,
Je pense que plutôt de diaboliser, il faille se féliciter des stratègies erratiques de l'édition estampillée.
Que ce soit le formatage,l'absence d'ouvrages réellement innovant associé à une course en avant de la multiplication des sorties des livres dont la durée de vie en rayon est de plus en plus courte.
L'on est bel et bien dans la technologie du pressage de citron concernant des auteurs ayant cru à ces miroirs aux alouettes.
C'est donc un boulevard ouvert pour l'auteur qui a décidé de maitriser sa production, de s'isoler des schémas des chroniqueurs corrompus, de ce chapelles d'auteurs auquel il ne faut surtout pas étre assimilé lorsqu'on prétend faire du différent.
La situation actuelle est une chance pour une génération d'auteurs qui saura prendre le temps de se procurer son lectorat un par un...c'est de l'underground que naitra la lecture de demain, celle qui s'inscrira dans une histoire authentique.
Rédigé par : novi | 30 juin 2009 à 10:30