Un auteur indépendant: Anne Cossé
Anne Cossé, dont j'avais parlé récemment à propos d'une interview chez notre partenaire TheBookEdition, a bien voulu répondre à mes questions et nous livrer des réflexions très utiles pour un auteur indépendant.
Ne manquez pas d'aller faire un tour sur ses sites :
Je me souviens avoir écrit un livre (en tout cas une longue histoire…) vers l’âge de dix ans ! C’était de la science-fiction, une histoire de soleil qui disparait… Ensuite plus rien jusqu'à il y a 7 ans, avec la production d’un manuscrit sur les femmes célibataires de la trentaine. Ce manuscrit a failli être publié chez Anne Carrière. Vous me faites penser que je devrais le ressortir de son carton/CD, et l’auto-publier comme les autres !
Mes trois derniers livres, que j’auto-publie, sont des guides pratiques, mais vous voyez que cela n’a pas toujours été le cas. Cela dit, je me sens plus à l’aise avec ce type d’écriture et de message : pratique, riche en information. Je me souviens que l’écriture de ce manuscrit il y a 7 ans ne m’avait pas apporté que de la joie, je ne pense pas recommencer l’expérience. En revanche, c’est un véritable plaisir que de mettre en forme toute l’information et la connaissance que j’ai dans la tête.
Sans aucun doute. J’ai beaucoup réalisé d’analyses, de synthèses et de présentations en entreprise, à la fois en tant que salariée, et depuis 9 ans en tant que formatrice indépendante. C’est finalement mon métier que de transmettre de la connaissance sous une forme comestible.
N’importe quand, lorsque l’inspiration est là. Je suis en général plus efficace après 11h du matin, et surtout en fin d’après-midi et le soir. En revanche, je pense au contenu en permanence. Les idées viennent constamment, dans le bus, en étendant mon linge, ou avant de m’endormir. C’est parfois fatigant !
Je tape directement sur PC. C’est plus facile pour réarranger le texte.
Je remarque que mon approche est toujours la même. Je décide en premier de l’organisation générale : chapitres, voire parties si le livre est épais, ordre, etc. Puis je remplis ces cases au hasard de mon inspiration, y compris en ajoutant des textes que j’ai déjà (documents de travail, de formation, fiches, textes pour mes sites, etc) . Ensuite je passe à l’écriture du texte final. Je mets en forme très en amont, car je suis visuelle, et cela m’aide à voir où je me situe dans la structure pendant que j’écris.
Je considère que le livre est terminé lorsque plus rien dans le livre ne me préoccupe. J’envoie alors le manuscrit à mes premiers lecteurs: ma mère et mon frère. J’attends leurs commentaires, et je les applique ou j’en discute avec eux si je ne suis pas d’accord.
Pour les guides, la phrase doit être claire, pas trop longue, et véhiculer le message factuel. Je veille tout particulièrement à la grammaire, afin que les COD soient évidents.
Pour le reste, j’aime que la phrase sonne, et serve le propos y compris dans ses sons ou son étrangeté. Je choisis les mots pour ce qu’ils véhiculent au niveau inconscient, pas seulement pour leur définition.
J’utilise le correcteur de Word, qui est actif lorsque j’écris. J’utilise des logiciels de mise en page pour créer les fichiers en PDF et les couvertures en JPEG. Ce sont les seuls logiciels que j’utilise.
Tout est concentré sur mon site Internet www.acupression.fr.
Pour « Lancez et Gérez votre Activité en Profession Libérale », j’ai créé un site dédié, afin de pouvoir en parler plus précisément. Je vais faire de même pour « L’harmonie Sexuelle par l’Acupression », et « Faire Soi-même son Lifting au Naturel ».
Je n’ai pas de plan. Je donne beaucoup d’informations dans mon site, j’attache une extrême importance à la qualité de tout ce que je produis (textes, sites, images, etc), et les gens me contactent d’eux-mêmes. Mon action consiste à être présente sur Internet.
Non. Mon seul objectif est de pouvoir vivre de la vente de mes livres. Ainsi, je pourrai me concentrer sur d’autres livres. J’ai déjà plein d’autres idées ! Je laisse les choses se faire de manière organique.
Je crois que d’une manière générale, le discours répandu sur Internet au sujet de l’autoédition est que c’est facile. Ca ne l’est pas tant que ça. Il faut maitriser de nombreux logiciels, trouver une plate-forme d’édition (et il n’y en a pas beaucoup en France), retrousser ses manches pour s’exposer, que ce soit de façon active ou de façon passive. Le résultat est vraiment épanouissant, mais il faut travailler, et être polyvalent.




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