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Qui suis-je ?

  • Le monde a changé, l’édition a changé : et vous ? Je suis écrivain, compositeur et éditeur. Mon activité de conseiller littéraire consiste à faire bénéficier les auteurs indépendants des services offerts d’habitude par les éditeurs professionnels à leurs auteurs : lecture, réécriture, promotion, techniques littéraires, à travers différents services (coaching, diagnostic, rewriting), ou par des articles, des séminaires audio et vidéos, des ebooks ou encore des livres papier.

Mon dernier livre

  • L'Hiver des Innocents
    (roman policier)

    Hivercover_2

Real life

  • Le blog je-publie-mon-livre.com est un service de la Compagnie du Milieu, association loi 1901, domiciliée au 5 rue de l' Encheval 75019 Paris. Vous pouvez nous joindre au 09 75 34 89 08 (ligne fixe).
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20 novembre 2008

Le conseil littéraire


En quoi consiste le job d’un conseiller littéraire ? Tout simplement à aider un auteur à avancer dans son parcours. Comment ? En lisant le manuscrit, puis en proposant des pistes pour améliorer un texte.

Piste 1 : la technique.


L’écriture comporte une dimension technique assez importante, et généralement méconnue des auteurs.

Sur la forme : correction orthographique, syntaxique, grammaticale. Correction typographique. Mise en page.

Sur le fond : répétitions systématiques, abus de la voix passive, imitation non maîtrisée d’auteurs connus. Charpente faiblarde, histoire sans accroche, personnages sans épaisseur. Rupture de niveaux de langage (un prof ne s’exprime pas comme un flic, qui ne s’exprime pas comme un PDG. Un enfant ne parle pas comme un adulte, une femme comme un homme.)

Piste 2 : des conseils adaptés à chaque auteur.


Un essai/document demande une approche différente d’un roman. Si le romancier peut utiliser son imagination, un auteur d’essais doit vérifier ses sources, les citer, sa crédibilité vient de là. Un livre technique réservé aux professionnels utilisera un ton différent de celui d’un ouvrage grand public.

Un auteur déjà publié a besoin d’une relecture de détail, voire d’une analyse précise du contenu. Un débutant aura d’abord envie d’être encouragé et rassuré : l’écriture peut devenir ingrate et terriblement frustrante lorsque l’on se bloque sur ses propres insuffisances.

Certains ouvrages n’ont besoin que d’une simple relecture critique, d’autres d’une réécriture complète. Un bon conseiller littéraire vous proposera toujours une solution personnalisée.

Piste 3 : l’honnêteté et la transparence.


Un conseiller littéraire n’est pas un agent littéraire ni un éditeur, encore moins un imprimeur. Il intervient sur le texte lui-même, pas dans sa commercialisation. Il ne propose donc aucun contrat, aucune recommandation particulière auprès d’un tiers ou d’un éditeur.

C’est un prestataire de service : il a une obligation de moyens (vérifiable et quantifiable : correction, version avant et après intervention…), pas de résultat. Aucun conseiller ne peut vous affirmer que vous serez publié grâce à son action. Par contre, il fera de son mieux pour que cela soit possible.

En veillant à ce point, on s’évitera bien des déconvenues. Pour les auteurs souhaitant s’éditer eux-mêmes, je propose un service de mise en page, mais cela reste une activité annexe, et jamais obligatoire.

Il m’arrive régulièrement de refuser certains textes, car je sais que je ne pourrai pas aider l’auteur : théâtre, poésie, scénario cinéma ou télé. Un bon conseiller n’est pas capable de tout corriger et tout améliorer, il possède certaines techniques, mais pas toutes. Il s’appuie également sur son propre parcours (dans mon cas, essai, roman, appareil critique, expérience éditoriale dans une petite structure).

Il m’arrive aussi d’envoyer certains auteurs vers des ateliers d’écriture, lorsque je sens que c’est de cela dont ils ont besoin : un conseiller travaille sur un texte déjà écrit, ou un projet très avancé dans sa conception. Par contre, réfléchir à son désir d’écriture en atelier, échanger avec d’autres auteurs, travailler sur des exercices littéraires permettra à un néophyte de découvrir sa propre voie/voix.

Enfin, servez-vous de votre bon sens : en musique, si vous voulez un « gros son », vous ferez appel à un vrai ingénieur du son, pour le mixage, et encore un autre pour le mastering. Cela ne vous garantit en rien d’être « signé » sur un gros label, et encore moins de faire un tube. Au cinéma, le plus grand des réalisateurs n’est rien sans son monteur, et sans l’équipe chargée de la promotion.

En littérature, le conseiller littéraire vous aide à produire un texte aux normes de l’édition : présentation, ton, contenu. Mais se faire éditer demeure toujours une aventure difficile, et qui demande de la patience. Les solutions miracles n’existent pas, mais les bonnes surprises, si !

Avoir un texte abouti, personnel, n’est que la première partie indispensable de votre odyssée : il faut ensuite repérer les éditeurs qui pourraient vous convenir, les contacter avec les bonnes techniques, vous faire un réseau, communiquer, et revenir à l’assaut jusqu’à ce que cela marche !




19 novembre 2008

le tiers livre pour iPhone !

2203586184_09a8dff010 photo: gunthert

Le site le plus connu de François Bon (et de quelques autres), en version iPhone/iPod Touch !!! Mais qu'attend Apple pour sponsoriser ce défricheur/bourreau de travail/poète du Net ?

Lien: le tiers livre.

Simplifier [1]

Encore un fan de Jean Guénot ! Un article technique dont le chapô :-) annonce la couleur:

"Laborieux, poussif, torturé, entortillé, emberlificoté, alluvionnaire... Les comités de lecture ont à disposition un riche boisseau lexical pour condamner les manuscrits qui collent aux doigts. Pourquoi l’auteur n’a-t-il pas vu qu’on s’emmerderait comme un rat mort pendant les 150 premières pages de son bouquin, les dix premières minutes de son film, les trois premières lignes de son billet ? Parce que simplifier est un foutu métier."

Lien: Simplifier [1].

18 novembre 2008

C’est quoi un écrivain aujourd’hui ?

2772560115_504b4322a7 photo:Belgapixel's
Après des décennies de représentation sociale, de pipeau médiatique, et d’endoctrinement professoral, on peut se poser la question : c’est quoi un écrivain aujourd’hui ?

1/Quelqu’un qui écrit !
Eh oui, il faut écrire chaque jour, un peu, beaucoup etc.… transmettre ses pensées, ses sensations, sa vision du monde. Sur un blog, dans un manuscrit de roman ou d’essai, dans un mail…

2/Quelqu’un à l’écoute de la société.

Sortez de chez vous, ouvrez la télé, allumez la radio, parlez avec vos potes ou vos collègues. La littérature redevient littérature quand elle décrit le monde et parle, ici et maintenant, pas seulement de vos souvenirs, de votre première nana et de ce petit microcosme idéal qui n’a jamais existé que dans votre tête. Il faut s’intéresser à ce qui se passe, à ce que nous vivons tous ensemble.

3/Quelqu’un qui utilise les nouvelles technologies.
Avant d’être quelqu’un qui publie chez un éditeur avec pignon sur rue, un écrivain a bien des portes qui peuvent s’ouvrir devant lui pour balancer sa petite bouteille à la mer : les blogs, of course, les forums aussi, les sites consacrés à la littérature, votre propre site…

Et puis il y a l’iPhone, l’iPod Touch, les portables, que l’on emmène partout, les nouvelles machines. N’ayez pas peur d’y aller, de tester, de prendre des vestes et de vous relever.

Soyez excité par ce monde et ce qu’il vous offre, n’écoutez pas les éternels franchouillards et plumitifs has been qui vous bassinent doctement avec leurs visions merdouillantes et pessimistes.

4/Quelqu’un qui s’implique dans son business : il y a bien des façons de gagner (un peu) sa vie avec l’écriture : écrivain public, copywriter, auteur d’ouvrages pratiques, d’ebooks, de sites par abonnement…

Renseignez-vous sur la loi, le Code de la Propriété Intellectuelle : on a souvent vu des auteurs mourir dans la misère, des éditeurs jamais ! Demandez-vous pourquoi.

Ne soyez pas obsédé par le pognon et les best-sellers, mais apprenez à lire un contrat d’édition, sachez ce que signifie le droit de suite, les droits voisins, les droits d’adaptation et de traduction.

Avez-vous déjà contacté un agent littéraire ? Il n’y en a pas beaucoup en France, mais ça existe. Partez à leur recherche.

5/Quelqu’un qui lit : ayez toujours un bouquin ou un texte à lire à portée de main. Dévorez vos contemporains, et vos concurrents. Devenez un fou de littérature, plongez-vous dans les lettres étrangère, sortez des classiques !

Ne laissez personne détruire vos rêves, avec cette morgue et ce mépris germanopratin pour la valetaille. On devient écrivain quand on le décide !

17 novembre 2008

Stacy Whitman's Grimoire - Guest interview: Sandra Tayler on self-publishing

Interview d'une auteure publiant elle-même un livre pour enfant: very interesting !

Lien: Stacy Whitman's Grimoire - Guest interview: Sandra Tayler on self-publishing.

Bob Baker: conseils

2738936674_3ef64e0f63_m Un conseil plein de bon sens d'un de mes mentors sur le net, Bob Baker !

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Advice for Self-Promoting Authors    

                             

Over on O'Reilly Media's Tools of Change for Publishing blog, the question was posed:

What do you think authors should do to promote themselves online? How much should publishers get involved?

Here's how I answered the question in a comment post:
I'm a full-time self-published author (and proud of it) who has been making good use of the Internet for more than 13 years. So I'm a little biased in my response :-)

The proactive self-promoting author has the best chance of success. If you go the traditional publishing route, by all means, use the resources that your house has to offer. But don't count on them to create your career for you.
To make the best use of the Internet, know that you need more than a good web site. You need a Web Presence. So think seriously about setting up profiles on Facebook, Twitter, MySpace, Squidoo, Blogger and/or Wordpress, and more.
And make sure you purposefully funnel people from all these sites back to your home base on the Web: your personal author site.
The Internet has been very good to me. Let it be your publishing friend too.
-Bob

16 novembre 2008

Liste de survie de l’auteur indépendant

2682920535_fdaa0f8118 photo: Skyline-Photographie

1/Écrire son livre.

2/Relecture par des lecteurs externes (amis, collègues, professionnels…)

3/Rewriting, correction. Travail avec un conseiller littéraire

4/Contacter les rares agents littéraires francophones. Si rejet :

5/Recherche et sélection des éditeurs publiant des ouvrages du même genre.

6/Attaquer les grands éditeurs compatibles avec votre livre. Si refus :

7/Attaquer les éditeurs moyens compatibles avec votre livre. Si refus :

8/Attaquer les petits éditeurs compatibles avec votre livre. Si refus :

9/Créer votre structure éditoriale (association).

10/Mise en page/correction/relecture professionnelle.

11/Choisir un prestataire d’Impression À la Demande (TheBookEdition, Lulu…)

12/Marketing : créer un site/blog, rédiger un communiqué de presse, créer une liste de prospects potentiellement intéressés par votre livre. Lancer une campagne de publicité Google Adwords. Créer une communauté, communiquer sur le web autour du sujet de votre livre, et non pas sur vous l’auteur ou le titre du livre.

13/Analyser votre succès, ou votre échec, puis retour au n° 1.

Blood and oil

Un petit break instructif: une de mes musiques figure dans ce passionnant documentaire américain sur les rapports entre l'Amérique et le pétrole, produit par la media education foundation.  On peut visionner l'intégralité. Enjoy!

http://www.mediaed.org/cgi-bin/commerce.cgi?preadd=action&key=124

15 novembre 2008

Le site des éditions La fabrique

Fabrique photo: © la fabrique

Les éditions La Fabrique présentent un bel exemple d'édition indépendante: autonomie économique et éditoriale, concentration sur une niche (textes politiques plutôt extrême-gauche tradi), identité graphique, peu d'auteurs. Et dix ans d'existence maintenant ! Ce n'est pas ma tasse de thé intellectuellement, mais respect pour la démarche !

Sans compter la publicité actuelle que leur procurent involontairement les médias, avec à leur catalogue un titre (L'insurrection qui vient) associé à tort ou à raison à l'affaire de terrorisme présumé contre la SNCF.

Et puis des gens qui arrivent à vendre une compilation de textes de Mao présentés par Alain Badiou (il y a des êtres humains prêts à acheter ça ??? :-)))), chapeau...!

Par contre, un bouquin fondamental est paru chez eux: L’édition sans éditeurs, André Schiffrin

Lien: Le site des éditions La fabrique.

14 novembre 2008

Un temps de retard

Le blog bien écrit d'une jeune femme qui ne parvient pas à louer un appartement dans Paris, alors qu'elle y travaille et élève seule ses deux enfants.

L'écriture c'est aussi ça, nous décrire l'horreur du quotidien aujourd'hui en France, l'impossibilité de louer un truc pour vivre, la lourdeur des administrations, la sanction immédiate à la moindre prise de risque social, la fragilité des parcours, l'égoïsme et la peur panique des propriétaires...

Lien: Un temps de retard.

1547124448_1cb5e5ac62 photo:survival group

(photos : Arnaud Elfort, Guillaume Schaller)

Les excroissances urbaines anti-SDF se multiplient à Paris (ou ailleurs), et repoussent les démunis vers des zones encore plus inhospitalières.
Cette violence ordonnée, indifférente aux souffrances d’autrui est une réponse silencieuse et paradoxale à l'ultime précarité, en n’améliorant que la qualité de vie des parisiens dérangés par la misère de france.
En réalité, ces initiatives (collectives, privées, publiques), ne participent qu’à la dégradation des relations humaines, et au triomphe égoïste de l’individualisme.